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La verrerie du château de l'Herm (Dordogne), partie 1 : Les verres à boire

Dernière mise à jour : 21 avr. 2023

Le château de l'Herm a pendant des décennies appartenu à Dominique et Marie Palué qui ont sauvegardé le magnifique château de "Jacqou le croquant". Ils ont aussi organisé des fouilles archéologiques.

Les quatre campagnes de fouille (2003 à 2006) ont permis de recueillir 4437 tessons de verre : 2035 appartiennent à de la vaisselle, 2391 à du verre plat et 11 correspondent à des bijoux. Sur cet ensemble, 1410 tessons (soit 31,8 % du total) ont été trouvés dans les latrines.

Ici ne seront abordés que les verres à boire : 7 formes sont répertoriées.

D'autres publications suivront pour montrer le reste du matériel en verre.



Marie et Dominique Palué ont sauvegardé le château pendant des décennies avant de le céder...


Il n’a été retrouvé que trois pièces dont le profil complet a pu être dessiné. Lors de son séjour dans le sol, les parties les plus fragiles, principalement les coupes, sont souvent réduites en menus fragments. Seules subsistent en général les parties les plus épaisses : pieds et tiges. De plus, le verre se dévitrifie soit totalement, soit partiellement, ou il peut aussi se recouvrir d’une pellicule d’altération.



1. Verres à pied ourlé tronconique - forme XVI.A1.a

Il s’agit de verres constitués d’une seule paraison[1]. Le contenant est formé sur une base ourlée par refoulement de la paraison. Parfois, ils peuvent être réalisés avec deux paraisons où la base refoulée et ourlée est montée sur un contenant soufflé à la volée ou moulé[2]. Le faible nombre de tessons en notre possession ne permet pas de déterminer la forme du contenant qui est en général cylindrique, conique ou tronconique.

Quatre pieds complets, trois pieds incomplets et deux sommets correspondent à ce type de verre à pied. Les sommets des pieds sont plats, bombés ou ondulés. Certains pieds ont conservé les traces du pontil caractérisées ici par un bourrelet cylindrique de verre situé au centre, sous le sommet. Ces pieds sont bas, moins de deux centimètres pour trois exemplaires, entre deux et trois centimètres pour trois autres pieds. Le verre utilisé est incolore, grisâtre ou verdâtre. Ces verres ne présentent aucun décor sur leur pied mais cela ne veut pas dire que le contenant était démuni d’ornementation.


Ce type de verre commence à être utilisé à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Il est très largement répandu au XVIe siècle dans l’ensemble de la France : dans la région de Tours[3], dans le midi méditerranéen[4], Besançon[5], Châlons sur Marne[6], Paris[7] par exemple au musée Carnavalet, Metz[8], Lille[9], Orléans[10], Tours[11]. La même datation est retenue par James Barrelet[12]. Certains de ces verres étaient fabriqués dans les ateliers de Binois et de Chevrie en Argonne jusqu’au XVIIe siècle[13]. Au château de l’Herm certains fragments ont été trouvés dans les US 101 et 104 du sondage I de zone K. L’US 101 est datée de 1614/1615 grâce à la présence d’une monnaie. D’autres proviennent du sondage 4 daté de 1590 à 1652, et deux autres fragments viennent du conduit du deuxième étage des latrines dont le matériel en verre est antérieur à 1619. Il est alors possible de dire que ce type de verre était présent dans la vaisselle du château à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle.

[1] Une paraison est une masse de verre que l’on travaille au bout de la canne à souffler. [2] BARRERA J., Orléans, le verre du XIIIe au XVIe siècle, Revue Archéologique du Loiret, 1987. [3] MOTTEAU J, Gobelets et verres à boire XVe-XVIIe siècles, Recherches sur Tours, volume 1, 1981.[4] FOY D., La verrerie du midi méditerranéen, A travers le verre, Rouen, 1989. [5] GUILHOT J.O., MUNIER C., Besançon, rue de Vignier, verreries des XIVe-XVIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 149 – 172. [6] CABART H., Fouilles de trois fossés des XVIe et XVII siècles, rue Saint Dominique à Châlon-sur Marne, Mémoire de la société d’Agriculture, Commerce, Science et Arts du département de la Marne, 1984. [7] BARRERA J, Le verre à boire des fouilles de la cour Napoléon du Louvre, Annales du XIe Congrès de L’AIHV, Bâle, 1988. [8] BOURGER I., CABART H., La céramique et le verre de deux ensembles clos des XIVe et XVIe siècles à Metz (Moselle), Revue archéologique de l’Est et du centre Est, 1990, p. 105- 140.[9] GUBELLINI L., BONIFACE F., Céramique et verrerie en milieu hospitalier au XVIe siècle : l’hospice Gantois à Lille, Revue du Nord, n° 348, 2002, p.145-176. [10] BARRERA J., Archéologie de la ville, Orléans, Revue archéologique du Loiret, n°13, 1987. [11] MOTTEAU J., Gobelets et verres à boire XVe-XVIIe siècles, Recherches sur Tours, volume 1, 1981. [12] BARRELET J., La verrerie en France de l’époque gallo-romaine à nos jours, Paris, 1953. [13] MUNIER C., Poligny, lycée Friant, verrerie des XIIIe-XVIIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 211 – 222.



2- Verre à pied ourlé et tige creuse avec renflement - forme XVI.A1.c


Ces verres à boire sont constitués d’une seule paraison : le pied et la jambe sont formés par refoulement et forment une tige creuse. Les tiges peuvent être lisses ou avoir un ou plusieurs boutons. Elles peuvent être aussi décorées de renflements écrasés qui forment alors des sortes d’anneaux. Sur l’ensemble des pieds, on trouve la trace du pontil. Ces verres sont datés du XVIe siècle et sont utilisés pendant la première moitié du XVIIe siècle en France. On en trouve des exemplaires à Tours[1], Epinal[2], La Charité-sur-Loire[3]. Cette datation peut être retenue pour les exemplaires trouvés au château de l’Herm.

Des variantes existent : jambe à bouton soufflé ovoïde (forme de bulbe ou de balustre), jambe à plusieurs boutons, de deux à quatre.


La forme générale d’un type de ce verre a pu être en partie reconstituée grâce à la jambe trouvée complète ainsi qu’une partie du bord supérieur du contenant. C’est le seul verre du site à être décoré de filets de verre blanc rajoutés sous forme de cordons, au niveau du pied et du bord supérieur. La tige creuse est formée de deux renflements. Le pied n’est pas ourlé et possède la trace du pontil en dessous. Le contenant semble être hémisphérique. Le verre est très oxydé et il est impossible d’en déterminer la couleur. La décoration avec des filets de verre blanc est fréquente au XVe siècle et on la retrouve épisodiquement au XVIe siècle comme à Lille[4] ou à Paris[5].

[1] MOTTEAU J.,… Recherches sur Tours, volume 1, Tours, 1981. [2] BERTIER M., Le verre,in BUR Michel, Le château d’Epinal XIIIe-XVIIe siècles, Comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, 2002, p. 257-273. [3] MAURICE B., Verre à boule, Vitrum, le verre en Bourgogne, Autun, 1990. [4] GEMEL D., La verrerie, vaisselle et nourriture du XVIe siècle à Lille, Revue archéologique de Picardie, n° 12, 1986, p. 129-134. [5] CABART H., Découvertes récentes, une fosse de la Renaissance à Paris IVe, Mémorial Juif, Bulletin de l’Association Française pour l’Archéologie du verre, 2002-2003, p. 7-10.


3- Verres à pied ourlé et tige creuse sans renflement - forme XVI.AI.b

A côté des verres à boire dont la jambe possède au moins un bouton, on trouve des jambes sans renflement. Le verre utilisé est incolore avec une teinte jaunâtre sauf pour la jambe de deux exemplaires où le verre est verdâtre. Ces jambes possèdent un opercule de consolidation qui peut être aussi la trace de reprise par le pontil. Pour ce type de verre la coupe est très évasée.


4- Verres à pied droit et tige côtelée - forme XVI.A2.b

Huit fragments de ce type d'objet ont été trouvés sur site. Le bouton est obtenu par soufflage dans un moule qui possède des côtes. Ce bouton est ensuite soudé à l’aide d’une amolisse[1] à un pied au bord droit qui possède la trace du pontil en dessous. De même, le contenant a été soudé au bouton côtelé à l’aide d’une amolisse. Le contenant de ces verres est hémisphérique ou conique. Le verre utilisé est incolore avec parfois une nuance jaunâtre, verdâtre ou grisâtre. Le verre est souvent irisé et très altéré.

Ce type de verrerie est daté de la première moitié du XVIIe siècle pour la région de Tours[2], mais il est présent en Champagne et en Lorraine[3] ainsi qu’à Paris[4] et dans le Lot et Garonne[5] dès la fin du XVIe siècle. Des découvertes récentes ont permis de mettre au jour les vestiges d’une verrerie du XVIe siècle dans l’Aisne (verrerie de Follemprise) qui fabriquait des verres avec ce genre de décor et le verre utilisé était de couleur verte[6]. Au château de l’Herm ces objets datent de le fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

[1] Une amolisse est une petite paraison intermédiaire en verre plein qui permet de souder et de renforcer les parties d’une verrerie (Je remercie Allain Guillot, verrier à Boisse en Dordogne et meilleur ouvrier de France en 2004, pour l’aide apportée dans la définition de termes techniques). [2] MOTTEAU J., … Recherches sur Tours, volume 1, Tours, 1981. [3] CABART H., La verrerie de Champagne et de Lorraine, A travers le verre, du Moyen Age à la Renaissance, Rouen, 1989. [4] BARRERA, J., Le verre à boire des fouilles de la Cour Napoléon du Louvre, Amsterdam, 1990. [5] PONS J., La commanderie du Temple…, 1996. [6] PALAUDE S., DEGOUSSE P., A la découverte de Follemprise, verrerie thiérachienne de la fin du XVIe siècle, Bulletin de l’Association Française pour l’Archéologie du Verre, 2002-2003, p. 46-50.





5- Verres à tige pleine - forme XVII.A3


Ce type de tige est décoré de moulures dont le nombre est variable. Sur les quatorze fragments de tiges pleines qui ont été trouvés, certains possèdent une moulure, d’autres deux voire trois. Les coupes peuvent être hémisphériques, larges et profondes de forme conique. Le verre utilisé est le plus souvent transparent bleuté et présente une forte irisation. La jambe pleine était une caractéristique des verres à jambe du XIVe siècle en Europe de l’Ouest. Après une disparition de plus d’un siècle, elle réapparaît durant le dernier quart du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle. Ce type de verre est utilisé au XVIIe siècle dans la région de Tours[1], en Haute Savoie[2] et à Metz[3]. Au château de l’Herm, il est possible de dire que ce type de verrerie date de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

[1] MOTTEAU J., Recherches sur Tours, Tours, volume 1, 1981. [2] FOY D., La vaisselle de verre dans le château et la seigneurie du Vuache, Haute-Savoie, Documents d’Archéologie en Rhône-Alpes, n°6, Lyon, 1992, p.109-126. [3] CABART H., Metz, espace Serpenoise, verrerie des XIV-XVIIe siècles, dans Verrerie de l’Est de la France, XIIIe-XVIIIe siècles, fabrication, consommation, Revue archéologique de l’Est et du centre-est, neuvième supplément, 1990, p. 223-240.




6-Verre à mufles de lion - forme XVI.A2.d


Un seul verre de ce type a été trouvé. Il est formé d’une paraison soufflée dans un moule représentant deux mufles de lion, intercalés avec deux autres motifs floraux. La trace du joint est visible, il y a un léger décalage entre les deux parties du moule. Les parties supérieure et inférieure de la tige sont composées de 14 côtes verticales et le pied rapporté au bord droit est étalé en disque. La partie centrale a été soudée au pied et au contenant grâce à des amolisses en verre plein. Le contenant a une forme semi-hémisphérique. Le verre est incolore, légèrement grisâtre.

Ce genre de verre date de la fin du XVIe siècle au XVIIe siècle. Il est présent dans l’est de la France[1]. Ce type de verre est même très fréquent sur le site d’un ancien cabaret à Montbéliard où les 121 jambes recueillies proviennent de 22 types de moules différents[2]. Ce type de verre a aussi été trouvé lors des fouilles du Louvre, Cour Napoléon (type 16)[3], à Lyon[4] et à Tours[5]. Il est présent en Belgique à Bruxelles[6]. Ils étaient fabriqués également à Venise au milieu du XVIe siècle[7] et au XVIIe siècle[8]. Au château de l’Herm, cette jambe moulée a été recueillie dans les débris provenant du conduit du deuxième étage des latrines. Ce fragment de verre est parfaitement bien daté car intercalé entre deux monnaies : l’une date de 1618 l’autre de 1619.

[1] JANNIN F., L’artisanat du verre en Argonne. L’atelier de « Pologne », commune de Chatrices (51), XVIe-XVIIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 123- 138. [2] GOETZ B., Montbéliard-cabaret de l’hôtel de ville : verrerie du premier quart du XVIIe siècle, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 187 – 210. [3] BARRERA J., Le verre à boire des fouilles de la cour Napoléon du Louvre (Paris), Annales du 11ème congrès de l’Association Internationale pour l’Histoire du Verre, Amsterdam, 1990. [4] AUGER M., Lyon, verrerie des XVe-XVIIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 277 – 294. [5] MOTTEAU J., Gobelets et verres à boire XVe-XVIIe siècles, Recherches sur Tours, Tours, 1981. [6] FONTAINE C., Verrerie vénitienne ou façon de Venise des XVIe et XVIIe siècles à Bruxelles : témoignage archéologique, Majolica and Glass from Italy to Antwerp and Beyond, Antwerpen, 2002 ; Institut royal du patrimoine artistique, Bulletin n° 29, Bruxelles, 2003. [7] BELLANGER J., Histoire du verre, l’aube des Temps Modernes, 1453-1672, Paris, 2006. [8] BAROVIER MENTASTI R., Mille anni di arte del vetro a Venezia, Venezia, 1982.


7- Jambe serpentiforme - forme XVII.A2.e

Un seul verre de ce type a été trouvé et il est archéologiquement complet. Il a été découvert dans les latrines. Ce verre « façon de Venise » est d’une qualité exceptionnelle. La jambe est composée de trois paraisons. Sur le pied au bord droit et en forme de disque est soudée une amolisse sur laquelle repose la tige. Celle-ci est composée d’un tube creux cannelé et torsadé qui s’enroule pour former dans un premier temps un anneau. Le tube enroulé en spirale entoure ensuite le haut de l’anneau et se termine par une languette travaillée à la pince sur le devant du verre.

La hauteur du verre est de 14,2 cm. Sa coupe, reliée au reste par une amolisse, est conique et l’épaisseur du contenant est très fine (0,5 mm). On remarque deux traces de pontil : une sous le pied et une au fond du contenant. La coupe est un peu décalée par rapport à l’axe du verre. Le verre est incolore, légèrement jaunâtre.


Ce verre peut être rapproché de ceux trouvés lors des fouilles du Louvre, Cour Napoléon (type 17) et fabriqués avec un tube creux cannelé et des cordons de verre, mais ils ont un profil différent[9]. Il en est de même pour ceux trouvés rue du Vieux-Marché-Aux-Grains à Bruxelles[10]. Celui trouvé à Tours est incolore avec une jambe torsadée entourée d’un tube creux à fines côtes en spirale surmonté d’une languette aplatie. Mais il possède en plus des décorations en verre de couleur bleue[11]. D’autres verres ressemblant à celui trouvé au château de l’Herm, sont fabriqués selon la même méthode et possèdent deux ailettes en verre travaillées à la pince, de part et d’autre de la jambe[12]. Celui qui ressemble le plus à celui du château de l’Herm est un verre qui se trouve au musée de Boymans-van Beuningen à Rotterdam : il possède un contenant conique, une tige serpentiforme et un pied en forme de disque plat. Il est daté de la première moitié du XVIIe siècle. Cette datation peut être retenue pour celui du château de l’Herm car trouvé dans le conduit du deuxième étage des latrines et donc antérieur à 1619.

[1] JANNIN F., L’artisanat du verre en Argonne. L’atelier de « Pologne », commune de Chatrices (51), XVIe-XVIIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 123- 138. [2] GOETZ B., Montbéliard-cabaret de l’hôtel de ville : verrerie du premier quart du XVIIe siècle, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 187 – 210. [3] BARRERA J., Le verre à boire des fouilles de la cour Napoléon du Louvre (Paris), Annales du 11ème congrès de l’Association Internationale pour l’Histoire du Verre, Amsterdam, 1990. [4] AUGER M., Lyon, verrerie des XVe-XVIIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 277 – 294. [5] MOTTEAU J., Gobelets et verres à boire XVe-XVIIe siècles, Recherches sur Tours, Tours, 1981. [6] FONTAINE C., Verrerie vénitienne ou façon de Venise des XVIe et XVIIe siècles à Bruxelles : témoignage archéologique, Majolica and Glass from Italy to Antwerp and Beyond, Antwerpen, 2002 ; Institut royal du patrimoine artistique, Bulletin n° 29, Bruxelles, 2003. [7] BELLANGER J., Histoire du verre, l’aube des Temps Modernes, 1453-1672, Paris, 2006. [8] BAROVIER MENTASTI R., Mille anni di arte del vetro a Venezia, Venezia, 1982. [9] BARRERA J., Le verre à boire des fouilles de la cour Napoléon du Louvre (Paris), Annales du 11ème congrès de l’Association Internationale pour l’Histoire du Verre, Bâle, 1988. [10] FONTAINE C., La verrerie dans les anciens Pays-Bas : bilan des trouvailles archéologiques à Bruxelles, XIVe-XVIIe siècles, Annales du 16ème congrès, Association Internationale pour l’Histoire du Verre, Londres, 2003. [11] MOTTEAU J., Gobelets et verres à boire XVe-XVIIe siècles, Recherches sur Tours, volume 1, Tours, 1981. [12] CABART H., Metz, espace Serpenoise, verrerie des XIVe-XVIIe siècles, Verre de l’Est de la France, XIIIe-XVIIe siècles, fabrication-consommation, Dijon, 1990, p. 22



8- Décors des contenants des verres à boire

Les décors moulés ou rapportés sont présents sur 54 tessons. 43 tessons appartiennent à des contenants soufflés dans un moule. Le décor le plus fréquent est constitué de côtes verticales. Ces côtes sont fréquentes sur les gobelets du XVe siècle et on les trouve aussi sur les verres à pied à base refoulée du XVIe siècle dans la région de Tours[1], d’Orléans[2] et de Vuache[3] ou ceux découverts à Bordeaux, place Gambetta.

Les décors rapportés sont moins nombreux. Il peut s’agir d’un simple filet de verre ou d’un travail plus complexe que l’on retrouve sur 14 tessons qui semblent appartenir au même verre. Il s’agit d’un motif de nervures rapportées puis réunies à l’aide d’une pince à certains endroits. Le motif ainsi obtenu forme des sortes de figures losangées. Ce décor est obtenu par la technique appelée « Nipt diamond-waies »[7]. Ce type de motif est présent sur un gobelet du XVe siècle trouvé à Avignon[8] et sur des verres à pied du XVIe siècle trouvés à Tours[9].

[1]MOTTEAU J., Le verre post-médiéval, Recherches sur Tours, volume 4, 1985. [2] BARRERA J., Archéologie de la ville d’Orléans, Revue archéologique du Loiret, 1987. [3]FOY D., La vaisselle de verre dans le château et la seigneurie du Vuache, Haute-Savoie, Documents d’Archéologie en Rhône-Alpes, n°6, Lyon, 1992, p.109-126. [7] FOY D., Le verre médiéval et son artisanat en France méditerranéenne, Paris, 1988. [8] FOY D., n° 258, A travers le verre…Nancy, 1989. [9] MOTEAU J., Verreries post-médiévales, Recherches sur Tours, volume 4, 1985.




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